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Faut-il assurer ses enfants ? 5 raisons d’y réfléchir sérieusement

En matière de planification financière familiale, on protège naturellement le revenu des parents, l’hypothèque et le niveau de vie. Pourtant, la protection des enfants est souvent reléguée au second plan, et le réflexe est souvent émotionnel. Mais assurer un enfant ne relève pas d’une réaction émotive : c’est une décision réfléchie visant à préserver la stabilité financière du foyer si une situation majeure survient.

Au-delà de l’inconfort de la réflexion, il s’agit d’une décision de planification stratégique.

L’objectif ici n’est pas de dire que cette stratégie convient à toutes les familles, mais plutôt de vous aider à comprendre dans quels contextes elle peut être pertinente et comment elle peut s’intégrer de façon cohérente à votre réalité financière.

1. Protéger le niveau de vie de la famille en cas de décès ou de maladie grave

Avant tout, assurer un enfant vise à protéger l’équilibre financier du foyer.

La question que je pose toujours à mes clients à cette étape de leur analyse de besoins est la suivante : si l’un de vos enfants décédait, ou s'il tombait gravement malade, combien de temps vous faudrait-il avant d’être en mesure de retourner au travail ?

En cas de décès, une protection permet notamment de couvrir les frais funéraires, d’éviter de puiser dans l’épargne, de remplacer un revenu pendant une absence prolongée du travail et de financer du soutien psychologique pour les parents et la fratrie. Dans une famille avec plusieurs enfants, maintenir la stabilité devient essentiel pour protéger l’ensemble du noyau familial.

En cas de maladie grave, la planification est encore plus concrète. On prévoit généralement le remplacement du revenu d'un ou des deux parents qui devraient s’absenter du travail, souvent sans solde, pour accompagner leur enfant pendant la durée des traitements. En planification de sécurité financière, une période de 24 mois est fréquemment utilisée comme référence.

À cela s’ajoutent les nombreux frais connexes : déplacements fréquents à l’hôpital, médicaments non couverts par la RAMQ ou un régime privé, équipement médical spécialisé, thérapies additionnelles, aménagement du domicile au besoin. La pression financière ne devrait jamais amplifier une épreuve déjà difficile.

2. Garantir son assurabilité future, même avec des diagnostics courants

On pense souvent aux maladies graves majeures, mais plusieurs diagnostics beaucoup plus fréquents peuvent compliquer l’accès à l’assurance à l’âge adulte : TDAH, troubles anxieux, dépression, asthme, surpoids, troubles d’apprentissage nécessitant un suivi avec un psychoéducateur, conditions auto-immunes, etc.

Souscrire une protection rapidement pendant l’enfance permet de verrouiller l’assurabilité alors que l’enfant est en santé, d’éviter des surprimes futures et de garantir l’accès à des protections même si son état de santé évolue. C’est un levier stratégique à long terme qui peut faire une différence significative dans sa vie adulte.

3. Créer une valeur financière en parallèle de la protection

Certaines protections permanentes permettent d’accumuler une valeur interne au fil des années. Cette valeur ne remplace pas la protection nécessaire en cas de décès ou de maladie grave : elle s’y ajoute.

Ces produits peuvent permettre une croissance à l’abri de l’impôt ou inclure des mécanismes de remboursement de primes. On amplifie ainsi l’argent investi dans la protection, tout en conservant l’objectif premier de sécurité.

Ces stratégies sont souvent utilisées conjointement avec le REEE et, éventuellement, le CELIAPP à l’âge adulte. L’objectif n’est pas de choisir entre protection et épargne, mais de structurer plusieurs leviers complémentaires dans une vision cohérente.

4. Offrir une base solide pour sa future vie adulte

Un enfant assuré aujourd’hui deviendra un adulte avec des responsabilités, peut-être une famille, une entreprise ou une hypothèque.

Avoir déjà une protection en place lui permet d’éviter des primes plus élevées plus tard, de conserver une couverture même en cas de changement de santé et de partir avec une base financière déjà structurée. C’est un avantage discret, mais extrêmement puissant dans une planification patrimoniale à long terme.

5. Agir avant que l’historique familial n’impacte l’assurabilité

L’assurabilité d’une personne, enfant ou adulte, dépend toujours de plusieurs facteurs : son état de santé, ses habitudes de vie, son historique de conduite, ses loisirs… mais aussi l’état de santé de sa famille immédiate (père, mère, frères, sœurs).

Concrètement, pour un enfant, cela signifie que son admissibilité future peut être influencée par les diagnostics de ses parents.

Assurer ses enfants le plus tôt possible permet donc aussi de les protéger avant que des enjeux de santé apparaissent dans la famille. Si, par exemple, un parent reçoit un diagnostic de cancer ou développe une maladie cardiaque, cela peut influencer l’analyse de risque pour l’enfant.

Un exemple fréquent : des antécédents de cancer du sein chez la grand-mère peuvent devenir une motivation pressante pour assurer une petite fille tant que sa mère n’a pas elle-même reçu de diagnostic. Une fois qu’un parent est diagnostiqué, l’historique familial change et peut complexifier, voir limiter complètement, l’accès à certaines protections, surtout dans le cas des maladies héréditaires.

Le timing devient alors un élément stratégique.

6. Intégrer l’assurance des enfants dans une stratégie familiale globale

Assurer un enfant ne doit jamais être une décision isolée. Cette réflexion doit s’inscrire dans une analyse complète : protections déjà en place pour les parents, niveau d’endettement, capacité d’épargne, objectifs familiaux, structure fiscale, investissements|patrimoine actuel.

Dans certaines situations, il sera prioritaire de renforcer d’abord la protection des parents. Dans d’autres, l’intégration simultanée des protections pour les enfants sera cohérente. Tout dépend de la réalité financière de la famille et des priorités établies.

Une décision éclairée repose toujours sur une vision d’ensemble.

En conclusion...

Assurer ses enfants sert à prévoir le pire, mais surtout à protéger les vivants et à maintenir l’équilibre financier du foyer si une épreuve survient. Chaque famille étant différente, une analyse de besoins complète réalisée par une conseillère ou un conseiller en sécurité financière certifié auprès de l’AMF est essentielle afin de déterminer la stratégie appropriée. Pour évaluer votre situation et structurer une protection adaptée à votre réalité, nous vous invitons à communiquer avec nous.

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